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Vous voulez voir une expo hors du commun (mais passionnante) ?

Ça s'appelle "On vit qu'il n'y avait plus rien à voir" et ne vous arrêtez pas au titre.

Par Énora Malagré  - Illustration : © Vue de l’exposition de Marianne Mispelaëre, « On vit qu’il n’y avait plus rien à voir », Palais de T

Avec ses dessins, l'artiste contemporaine française Marianne Mispelaëre nous invite dans son monde vibrant. Son travail tourne autour du manque et de la réinterprétation d'un monde en souffrance à travers un vide salvateur.

« Ce qui est présent sous nos yeux est toujours incomplet. Si j’emprunte des codes visuels qui ont plutôt trait à l’invisible, c’est que je crois à ce qu’on lit au-delà de ce qu’on voit. » explique Marianne Mispelaëre, lauréate du Grand prix du Salon de Montrouge au printemps dernier, à l’origine de l’exposition On vit qu'il n'y avait plus rien à voir, à découvrir au Palais de Tokyo depuis le 16 février dernier jusqu’au 13 mai prochain.

Et face à cette incomplétude du présent, l'artiste nous invite à regarder au fond des choses en comblant, très justement, ces manques par l'invisible. Après tout, n'est-ce pas l'essentiel qui est invisible à nos yeux, comme le disait Saint-Exupéry dans Le Petit Prince ?

Oui, avec On vit qu'il n'y avait rien à voir, phrase reprose d'un journaliste invité par les talibans à constater la destruction des statues de bouddhas à Bâmiyân, en Afghanistan, Marianne Mispelaëre revisite l'Histoire contemporaine et comble les vides des monuments et des oeuvres sculpturales qui ont été détruits par des dessins. Une façon de montrer à quel point leur absence - irréversible - peut hanter un paysage. 

Pourquoi ont-ils disparu ? Pourquoi ne sont-ils plus là, parmi nous ? Les dessins de Marianne Mispelaëre nous interrogent sur leur absence, leur silence. Et c'est poignant.​

Marianne Mispelaëre
Vue de l’exposition de Marianne Mispelaëre ​« On vit qu’il n’y avait plus rien à voir », Palais de Tokyo (16.02 – 13.05.2018). Courtesy de l’artiste. Photo : André Morin

Je vous recommande vivement d'aller déambuler dans son univers. Il trouve un écho qui fait sens avec l'époque folle dans laquelle nous vivons. Pour tout vous dire, je suis même sortie en larmes. L'art contemporain m'ouvre les yeux… Et vous ?

Du 16 février au 13 mai.
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.
Entrée : 12 euros.
#MarianneMispelaëre

Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson - 75116 Paris

Énora Malagré

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Les meilleurs commentaires
Agora29
Un article quelque peu autobiographique. Depuis ton départ, "On vit qu'il n'y avait rien à voir" à la TV... "Une façon de montrer à quel point ton absence - réversible - peut hanter un paysage" audiovisuel ;)
Agora29
Foncez sur le n° de mai de Beaux Arts Magazine. Il est très riche avec entre autres un dossier sur l'anamorphose (trompe-l'œil).

COMMENTS
Agora29
Un article quelque peu autobiographique. Depuis ton départ, "On vit qu'il n'y avait rien à voir" à la TV... "Une façon de montrer à quel point ton absence - réversible - peut hanter un paysage" audiovisuel ;)
Admin LAWTF Team
❤️
Antic
Cela me donne envie d’aller voir cette exposition suite à cet article passionné ☺️
Agora29
Foncez sur le n° de mai de Beaux Arts Magazine. Il est très riche avec entre autres un dossier sur l'anamorphose (trompe-l'œil).