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Témoignage - Sara, développeuse web : "les femmes ont besoin de modèles inspirants pour se lancer"

Féminisons l'informatique

Par Laura Bonnet  - Illustration : © iStock

Élève de l’école O’Clock - spécialisée dans la formation de développeur web - Sara est la preuve que les femmes ont totalement leur place dans le milieu de l’informatique.

Féminiser la tech, l’informatique et le développement web. Dans ces trois milieux, la France traîne un peu la patte. Heureusement, il existe des exceptions. De celles qui motivent et qui donnent espoir. C’est le cas de Sara, jeune étudiante de l’école O’Clock, qui terminera sa formation d’ici 5 semaines.

Passion code

"J’ai toujours été attiré par ce milieu, mais je me suis longtemps dit que je n’avais pas les capacités. À l’école j’étais plus littéraire que matheuse. Après mon BTS, j’ai atterri dans une boîte de télécommunications puis, dans une entreprise d’e-commerce. Je n’étais pas la plus heureuse du monde, mais quand j’échangeais avec les développeurs et que j’avais l’occasion de parler code, j’avais des étoiles plein les yeux." C’est après avoir aperçu une publicité pour l’école O’Clock sur son flux FB, que Sara décide de lâcher son CDI : "je me suis dit qu’il fallait que je me lance. Que c’était le moment où jamais."

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O’Clock, une école qui donne sa chance

Depuis plusieurs années maintenant, l’école O’Clock forme, à distance, des jeunes, des moins jeunes, des surdiplômés, des autodidactes, des salariés en reconversion, des hommes et des femmes, au métier de développeur web. Et depuis plusieurs mois, cette école tente de prouver que les femmes ont, plus que jamais, leur place dans le milieu du développement : "dans ma promo, ‘Krypton’, on était à peu près 1/5ème de femmes. Mais je sais qu’il y a eu des promos où il y avait une parité totale. Et d’ailleurs, on a des professeurs et des professeures, ce qui est vachement motivant quand on est une femme", raconte Sara. "Je n’ai jamais eu de problème avec les autres étudiants. Il n’y avait pas de jugement sur le fait que j’étais une femme. Ce n’est pas vraiment le style de la maison et ce serait extrêmement mal vu de faire cela.", insiste Sara.






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Hello girls and boys! ?? Aujourd’hui, nous allons parler féminisme et #tech ! Ça tombe bien, ça me concerne ? Et comme l’a dit une grande philosophe des temps modernes *tousse* Beyoncé : Who run the world? #Girls ! Ah ! Au fait ! Si vous l’avez raté et que vous vivez dans une grotte (chacun son truc ??‍♀️) j’ai récemment eu l’immense honneur de répondre à une interview pour le site web de @leschuchoteuses On a parlé de #feminisme, de tech, de syndrome de l’imposteur, de motivation. N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil ! Depuis cette interview, je n’ai cessé de me questionner à ce propos et voici mon petit constat Oclockien : Je ne vous apprends rien mais il n’y a que trop peu de femmes dans le monde du #dev. Dans ma promo Krypton, je les compte presque sur le bout des doigts d’une main. A vrai dire, je crois que nous représentons ⅕ de la classe. C’est peu, c’est dommage et j’espère que ça va changer dans les mois à venir !  Point positif, historiquement, il y a tout de même eu des promos à parité homme/femme chez @Oclock_io ?? Avant de me lancer dans l’aventure pour devenir #developpeuse, je n’ai eu que très peu de « rôle-model » dans le game. Hélas, en France, cela est très dur de donner, en un claquement de doigts, le nom d’une développeuse ou d’une femme dans la tech. Et pourtant il y en a : Jasmine Anteunis, @mloutry, @rvarza… En s’intéressant de plus près, on découvre aussi pas mal d’associations qui ont pour but de mettre en avant les nanas dans le monde de la tech. Et je pense notamment à : @duchessfr et @womenintech Alors, où sont les #développeuses ? Les #codeuses ? Les girlz ? ? Pour certaines il s’agit d’un blocage au niveau de la confiance en soi. Pour d’autres ça peut être le manque de soutien dans cette #reconversion professionnelle. A vrai dire, il y a 1 000 raisons d’avoir peur de se lancer. La seule variable à retenir dans l’histoire est la suivante : si #coder vous rend ou vous rendrait heureuse au quotidien. Alors foncez ! Le métier est en pleine expansion et le monde n’attend que vous Mesdames ! Who run the world ? The développeuses ! ??‍? #developer #webdeveloper #girlpower #womanwhocode #girlswhocode

Une publication partagée par @ oclock_io le

Trouver l’inspiration

Quelques semaines avant d’intégrer O’Clock, Sara se lance dans un challenge de code lancé sur les réseaux sociaux. Elle décide alors de partager son expérience sur son compte Instagram : "Quand l’école a vu ça, ils m’ont proposé de faire la même chose pour leur compte afin de partager mon expérience d’étudiante, sous le nom de Sara/log, une sorte de journal de bord d’une future développeuse web. J’espère vraiment que ces posts pourront aider d’autres femmes à se lancer dans l’aventure, sans avoir peur, sans hésiter. Car comme moi, les femmes de ce milieu ont besoin d’être rassurées pour oser se lancer."

"La France a besoin de modèles féminins"

"Je pense que le souci, c’est qu’en France, les femmes ne se sentent pas légitimes à travailler dans le développement web. Pas parce qu’elles ne le sont pas, mais parce qu’on leur fait croire le contraire. Souvent, on ressent un peu le syndrome de l’imposteur mais le virage est en train de se faire." Pour autant, la France reste encore l’un des parents pauvres en matière de parité dans le milieu du développement web. Pourtant, petit à petit, les choses changent. "En France, malheureusement, je ne parviens pas trop à trouver des modèles inspirants car la France ne met pas les femmes développeuses en avant. Nous sommes encore beaucoup trop à la traîne. Sur les réseaux sociaux, je peux échanger avec des développeuses du monde entier. Aux États-Unis, en Finlande, en Suède, toutes sont reconnues et surtout ultra talentueuses. En France, elles sont encore dans l’ombre. Je pense qu’il faudra trouver des idées pour valoriser la féminisation du métier, sur les réseaux sociaux par exemple, ou même en faisant des vidéos sur Youtube, pourquoi pas."

Dans 5 semaines, Sara termine sa formation chez O’Clock : "je reste confiante pour l’avenir, que ce soit pour moi, comme pour les autres femmes. Il nous faut juste du temps et trouver les bons porte-paroles."

Laura Bonnet

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Les meilleurs commentaires
Arsenic
Génial ! Je suis en plus actuellement en pleine reconversion professionnelle et j’hésitais avec ce métier ! *_*

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Arsenic
Génial ! Je suis en plus actuellement en pleine reconversion professionnelle et j’hésitais avec ce métier ! *_*