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Agressions dans les transports : victime ou témoin, suivez le guide pour bien réagir !

Survivor !

Par La WTF Team  - Illustration : © iStock/Montage La WTF

Regards, attouchements, exhibitions… La liste des agressions dans les transports en commun est aussi longue qu’un papyrus. Mais que l’on soit victime ou témoin, il n’est jamais facile de savoir comment réagir.

Je suis victime : je fais quoi ?

1- Contacter un numéro d’urgence

Il existe un numéro à utiliser en cas d’agression dans les transports en commun. Crée par la SNCF il y a quelques années, et étendu aujourd’hui à la RATP, il est depuis peu conseillé dans le cas des agressions d’ordre sexuel. Quel est l’avantage d’un numéro de téléphone ? Il peut s’utiliser facilement, tout simplement.

Par téléphone, composez le 3117. Par sms, pour plus de discrétion et donc, de sécurité, il vous suffit d’alerter au 31 17 7. Dans les deux cas, vous serez mise en relation avec des agents spécialisés. Ces derniers peuvent vous localiser, vous conseiller, vous protéger et intervenir.

2- interpeller un voyageur

Face à un agresseur, on se sent souvent impuissante. La solution ? Interpeller les personnes autour de vous. C’est ce que conseille un guide complet et gratuit, disponible sur le site du gouvernement. Pour vous aider à faire face à votre agresseur, voici quelques punchline à utiliser sans modération :

"Monsieur avec la veste rouge : s’il parlait comme ça à votre fille, ça vous plairait ?"

"Madame, votre livre a l’air passionnant, mais pourriez-vous m’aider à me débarrasser de cet homme ?"

À lire aussi : Vous allez kiffer ces pubs du métro parisien qui décomplexent les femmes

3- S’imposer

En tant que victime, il faut oser dire non. On sait, c’est souvent dur. Comme le conseille l’association Stop Harcèlement de Rue, il faut, autant que se faire se peut, se montrer en position de "force". C’est-à-dire, se tenir droite et regarder la personne dans les yeux. En revanche, évitez les insultes ou les menaces qui peuvent aggraver la situation.

4- Avoir les bons réflexes

Selon Anaïs Condomines qui racontait il y a quelques semaines, son agression sur Twitter, il est important d’adopter les bons réflexes :

Réflexe 1 : si l’agression a lieu sur le quai du métro, il sera plus utile de se diriger vers une borne d’appel d’urgence que vers un guichet, souvent plus éloigné.

Réflexe 2 : essayez de mémoriser l’heure. Cela peut être très utile pour les recherches sur les bandes-vidéo.

Réflexe 3 : si vous le pouvez, prenez une photo de votre agresseur. Et ce, toujours sans vous mettre en danger, bien entendu. Cette action sera gagnante pour porter plainte.

5- Porter plainte

Même si l’on pense que porter plainte est inutile, il faut le faire. Déjà pour le symbole et ensuite, pour espérer faire avancer les choses. Cependant, gardez en tête que ce n’est pas toujours simple. Comme le rappelle l’association Stop Harcèlement de Rue : "Les victimes sont souvent mal reçues dans les commissariats. Alors, si vous sentez que vous n’êtes pas écouté ou que votre plainte ne mène à rien, vous pouvez toujours écrire une lettre au procureur. Cela aura plus de poids."

Je suis témoin : je fais quoi ?

Faire face à l’agresseur

Pour faire face à l’agresseur, évaluez d’abord la situation. Si cela ne vous met pas en danger, alors foncez. Vous pouvez, par exemple, utiliser ce type de phrases :

"C’est irrespectueux !"

"Laissez-la tranquille !"

Faire diversion

Faire diversion peut aider une femme à se sortir d’une situation délicate. Vous pouvez donc vous approcher de la personne et faire semblant de la connaître, de lui demander l’heure ou tout simplement, de l’inviter à s’asseoir près de vous.

Interpeller d’autres voyageurs

C’est bien connu, l’union fait la force. Si vous êtes face à une femme qui se fait agresser, essayez d’interpeller discrètement les voyageurs à vos côtés. Tout seul, on le sait, il est difficile de trouver le courage d’intervenir mais en groupe on peut facilement venir à bout d’un gros porc.

Tranquilliser la victime

Enfin, si vous n’avez pas pu intervenir car la situation était dangereuse, sachez que même après une agression, vous êtes encore utile. Notamment en rassurant la victime, en lui demandant si vous pouvez faire quelque chose, ou en lui proposant de l’accompagner dans ses démarches. Et bien évidemment, si vous avez filmé la scène, demandez-lui si elle souhaite utiliser la vidéo.

Fin 2017, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) soulignait qu'en 2014 et 2015,  quelque 267 000 personnes avaient été rapportées comme ayant été victimes d'agressions sexuelles dans les transports en commun. Dans 85% des cas, les victimes étaient des femmes. 

La WTF Team

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Les meilleurs commentaires
Agora29
Encore un article d'utilité publique 👍
Nana01
Merci pour cet article il peut nous servir à nous les femmes qui nous faisons agresser mais pas seulement, au témoins aussi, surtout par les temps qui court. 👍🏻

COMMENTS
Agora29
Encore un article d'utilité publique 👍
Nana01
Merci pour cet article il peut nous servir à nous les femmes qui nous faisons agresser mais pas seulement, au témoins aussi, surtout par les temps qui court. 👍🏻
simpleman4704
merci pour cet article des plus instructif et utile surtout
Nova
Après plusieurs agressions, j'ai constaté que le fait d'interpeller les passants de façon personnelle (vous, le monsieur qui se cache derrière son journal et vous, l'étudiante en trench...) est ce qui marche le mieux pour les mobiliser. Après, il faut bien reconnaître que, une fois, avec le choc, j'ai complètement oublié le visage de l'agresseur, qui pourtant, avait bien pris son temps, mais les policiers ont l'habitude de ce genre de chose et savent que ça peut arriver, il faut le savoir.