Université d'été du féminisme : une première, entre débats et polémiques

Dans le viseur ? Certains invités.

La WTF Team - 12/09/18 12:00

Cette semaine, la première Université d'été du féminisme organisée par Marlène Schiappa se tiendra à Paris. Mais l'événement, ou du moins la liste des participants, ne fait pas tout à fait l'unanimité...

Jeudi 13 et vendredi 14 septembre, la Maison de la Radio accueillera la toute première Université d'été du féminisme, organisée par la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Au programme ? Des conférences, des tables-rondes, des speed dating ou encore des expositions, à travers lesquelles associations, personnalités ou experts très variés échangeront sur leurs solutions pour combattre le sexisme.

Parmi les thèmes abordés : “S’engager pour l’égalité femmes-hommes”, “Féminisme et voile”, “Féminisme et prostitution”, “Comment atteindre l’égalité au travail ?” ou encore “Peut-on être féministe et mère au foyer ?”. L’ambition ? “Intéresser toute la population française au féminisme, cet enjeu fondamental du XXIème siècle”, explique Marlène Schiappa. C’est beau.

Du côté des invités, l'événement accueillera des personnalités engagées du monde associatif, culturel et sportif, des sociologues, des historiens, des journalistes et des personnalités médiatiques, dont vous pouvez découvrir les noms juste ici.

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Université d’été du féminisme : la polémique

Oui mais voilà, la liste des participants a beau être follement bien fournie, elle ne ne met clairement pas tout le monde d'accord.

Dans une tribune publiée dans Libération, la scénariste Léa Domenach critique notamment la présence de l’animateur et philosophe Raphaël Enthoven et celle de la journaliste Elisabeth Lévy, signataire de la “tribune des 100 femmes pour la liberté d’importuner”. “On ne peut pas être féministe et penser qu’il n’y a pas ou plus de domination masculine, déclarait-elle notamment. Ce simple constat fait par Elisabeth Lévy dans ses écrits, la discrédite. Car s’il n’y a pas d’ennemi, il n’y a pas de combat. Quant à Raphaël Enthoven, ses prises de position à l’antenne sont comme autant de claques dans la figure des féministes”.

La sociologue Christine Delphy va encore plus loin, et compare cette manifestation à une “tentative de récupération par la chose politique du mouvement féministe”, rapporte l’AFP.

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Université d’été du féminisme : un pluralité enrichissante

Pour Marlène Schiappa, “le féminisme n’a jamais été monolithique et a toujours traversé de différents courants, se croisant et, parfois, s’affrontant". Elle considère que le débat d’idées respectueux permet à chacune et à chacun de construire sa propre réflexion. "J’ai donc fait le choix de donner la parole à des associations, personnalités ou expertes très variées. Ni brevet de bonne féministe à la clé, ni validation de tel ou tel engagement, mais la promesse d’un débat de fond. Pas de ‘parole officielle’, mais une pluralité enrichissante”, explique-t-elle également dans le descriptif de l'événement.

Dans une tribune publiée après celle de Léa Domenach, elle appuyait d’ailleurs sa position en soutenant que “le féminisme n’est ni une secte, ni une marque déposée”.

Et pour le coup, on est plutôt d’accord.

COMMENTS

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Rada #3974 - 12/09/18 13:59

Marlène Schiappa est une caricature de féministe. J'espère que la wtf est un niveau au dessus, parce que ça ne vole pas bien haut...

Nova #3977 - 12/09/18 17:17

Quand les femmes auront droit à autant d'indulgence que l'on en accorde à leurs homologues masculin, on aura gagné.

mariongeorge #3996 - 13/09/18 13:43

👍🏻❤️💪🏻 Il faut un début à tout, belle initiative !