Madame Claude : 3 choses à savoir sur la mère maquerelle la plus célèbre de France

Sexe, espionnage et bonnes manières

La WTF Team - 14/08/18 9:00

Des 60's aux 70's, Madame Claude dirigeait à elle seule un important réseau de prostitution au cœur de Paris. Retour sur l'histoire d'un des personnages publics français les plus fascinants.

Des années 60 aux années 70, pas moins de 500 filles se sont prostituées pour Madame Claude, Fernande Grudet de son vrai nom. Mais n’allez pas dire qu’elle était proxénète, elle détestait cette appellation. Pour elles, ses filles n’étaient pas des "putains", terme dégradant qui la révoltait, mais des "call-girls". Quant à son travail, elle considérait qu’il consistait "simplement" à mettre les clients de son carnet d’adresse 5 étoiles en relation avec les filles qui travaillaient pour elle, raconte Ouest-France. Même si ces "mises en relation" lui permettaient toutefois de toucher quelques 25% des sommes reçues par "ses filles" pendant ces nuits folles. Oui, Madame Claude avait une vision des choses bien à elle...

Elle n'aimait pas le sexe

Grande patronne d’un réseau de prostitution et ancienne prostituée, Madame Claude n’aimait toutefois pas le sexe. "Je n'étais pas jolie et je n'aimais pas coucher, mais je mentais très bien. C'est ce que les femmes doivent apprendre en priorité : faire semblant", peut-on lire dans Le Point, selon ses confidences à Eve de Castro, qui devait écrire ses mémoires et qui s’est entretenue de nombreuses fois avec elle. Elle considérait même la prostitution comme une profession "très laide". C'est pourquoi elle s'était appliquée à créer un réseau de luxe dans lequel rien -ni les filles, ni les lieux- ne ressemblait aux clichés de la prostitution.

Moi, au moins, j'offrais du bonheur de très bonne qualité !

"Toutes les femmes se vendent. Elles ouvrent leurs cuisses pour des cadeaux, du confort, de la tendresse, de la sécurité. Les hommes achètent, pauvres couillons, mais c'est un marché de dupes, personne n'y trouve son compte. Moi, au moins, j'offrais du bonheur de très bonne qualité !", avait-elle également confié à Eve de Castro.

Elle éduquait "ses filles"

"Ses filles", Madame Claude les recrutait en boîte de nuit, en terrasse des cafés ou à des sorties de castings. "Il fallait avoir l’air de filles de bonne famille, ne surtout pas être vulgaire parce que ça voulait dire basse classe (prostitution de la rue)", racontait, Ambre, une ancienne recrue, dans "Un jour un destin". Et si elles n'étaient pas parfaites, Madame Claude les éduquait. Elle leur apprenait comment se tenir en société, les habillait chez les plus grands couturiers, les abonnait à des magazines culturels, etc. "C’était comme des vacances, une façon festive de se prostituer", se rappelle Ambre.

Elle collaborait avec les services secrets

Mais la prostitution n'était pas le seul business de Madame Claude. Pour assurer sa sécurité et celle de son réseau, elle collaborait avec les plus hautes instances, comme la Brigade Mondaine et le Service de Documentation Extérieur du Contre-Espionnage (aujourd'hui DGSE), rapporte L'Express. Pour ce faire, elleleur racontait les "confidences sur l'oreiller" que recueillaient ses filles auprès des "gros clients", comme le Shah d'Iran, John F. Kennedy, et autres personnalités politiques ou du show business qui auraient fait appel à ses services."Elle emporte avec elle secrets d'alcôve et secrets d'État. C'était une légende", a même déclaré l'ancien patron de la PJ parisienne Claude Cancès à sa mort en 2015.

Madame Claune fascine tant que Just Jeackin lui a consacré un film en 1977, "Madame Claude".

COMMENTS

Publier !

Secondegré #3679 - 14/08/18 9:12

🎶 Quand je pense à Fernande… 🎶

kristoch #3691 - 14/08/18 20:34

c'était aussi un film, érotique, avec une scène pas mal sur une plage: très cliché parce que le sable c'est tout excepté le pied... Ma position, sur ce sujet, est paradoxal: je suis pour les maisons closes, protégées, surveillées, médicalisées etc... Mais absolument contre la prostitution et la marchandisation du corps!!! Ayant la chance de n'avoir jamais "baisé" ni couché sans sentiments donc n'avoir fait que l'amour, je ne comprends absolument pas le besoin de "tirer son coup": nous sommes censés ne plus être des animaux et on se conduit comme des bêtes, jusqu'à la violence par le viol, la contrainte... On vérifié la virginité des filles telles des bestiaux, on les couvre pour ne pas qu'elles soient vu avec voile, hiqab et autres horreurs discriminantes, on les contraint aux mariages forcés ou à la prostitution, ce qui revient au même, etc etc etc...

MisterFlowers #3695 - 16/08/18 7:18

vu le personnage il y avait probablement 99% de faux dans ce qu'elle a raconté... j'adore la petite phrase à l'adresse des clients de prostituées (... "pauvres couillons"... ) femme finalement sympathique que quand il était question de sommes d'argent rondelettes 🤔... à lire si vous trouvez "Les filles de Madame Claude" d'Elizabeth Antébi et Anne Florenti (journalistes qui avaient été menacées et harcelées dans les années 70...) http://www.konbini.com/fr/tendances-2/mort-madame-claude-maquerelle