Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement Supérieur, me raconte son parcours

Un parcours fascinant et atypique

Justine Fraioli - 12/06/18 21:19

Le 4 avril 2018, Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au sein du gouvernement d’Edouard Philippe, m’a fait l’honneur de m’accorder un entretien.

Après l'avoir interrogée sur son quotidien de femme-ministre dans un premier épisode, j'ai voulu découvrir son parcours. Comment en est-elle arrivée là ? Quelle est son expérience avec l'école ? Quels sont ses souvenirs liés à cette expérience ? Pourquoi a-t-elle accepté d'endosser ce rôle de ministre ?

Avant notre rencontre, je n’ai cessé de me demander comment elle en était arrivée là. Comment celle qui fût la première de sa famille à obtenir son baccalauréat était devenu l’une des biochimistes les plus brillantes de sa génération ? Comment celle qui avait échoué en première année de médecine était devenue la présidente incontournable de l’Université Nice Sophia Antipolis ?Et comment celle qui n’avait jamais fait de politique est désormais ministre de la république ?L’actualité est brûlante, son ministère fait face depuis quelques jours à une vague de blocages dans les Universités qui frappe l’ensemble du pays. Frédérique Vidal se montre souriante mais fatiguée.

Frédérique Vidal - © La WTF

Il faut dire qu’elle ne chôme pas, la Ministre. Quelques jours après sa nomination, elle annonce la suppression du tirage au sort et distille partout l’exigence de réformer, la nécessité de changement.Le 30 octobre 2017, elle présente avec le Premier Ministre son plan étudiant : Renforcement de l’orientation, suppression de la sécurité sociale étudiante, suppression d’APB, lancement de Parcoursup, création des parcours personnalisés à l’étudiant, une licence plus modulaire, la création d’une contribution vie étudiante…Le 8 mars qui s’en suit, par ailleurs, journée des droits des femmes, sa première loi dénommée « Orientation et Réussite des Etudiants » est promulguée par le Président de la République. Très librement, elle confesse ne trouver aucune espèce d’intérêt d’avoir une loi portant son nom.Et c’est avant tout cette femme qui m’intrigue et me questionne. Derrière la ministre, c’est ses réussites retentissantes, constamment inscrites dans des milieux très masculins. Au travers de ses énigmatiques yeux verts, c’est sa passion pour les étudiants et l’enseignement.Face à elle, une chose m’obsède, ce sont ses convictions et ses doutes.

Vous vous le demandez aussi ? La réponse en vidéo !

COMMENTS

Publier !

kristoch #2230 - 07/06/18 11:10

Elle est soumise à rude(s) épreuve(s) pour reprendre une terminologie d'examens... Les blocages sont une honte et illégaux: empêcher les gens d'étudier et passer leurs examens: ??? Je pensais qu'en France le droit de grève passait évidemment après le droit au travail et surtout que c'était réservé aux employés, pas aux "clients" que sont les étudiants de la société de service qu'est l'université! Seul le personnel peut faire grève, c'est pas le cas et ils sont eux aussi empêchés de travailler!!! Et je ne parle même pas des dégradations: tout ça aussi doit dégrader l'ambiance et le moral de la ministre qui tente de réformer et d'essayer des trucs, surtout réparer les conneries commises précédemment... SI on laissait essayer ParcoursSup avant de critiquer et surtout qui propose autre chose et quoi: on attend la solution miracle, la recette?!

felococo #2956 - 09/07/18 21:17

Bravo et belle réussite que votre parcours Mme l’a Ministre