« Glow », saison 2 : une véritable série féministe ?

On vous explique pourquoi on a adoré Glow. Avec un petit « mais » (ouais, quand même)

La WTF Team - 16/06/18 17:00

Dans quelques jours, on aura droit à la saison 2 de la série «Glow», petite pépite féministe de Netflix. On vous dit pourquoi il faut regarder cette série.

Alors, déjà, de quoi ça parle? «Ruth (Alison Brie), actrice au chômage, se présente à une audition suite à une annonce recherchant des femmes «non-conventionnelles». Une fois sur place, elle apprend qu'il s'agit d'un spectacle de catch féminin télévisé. Rejetée lors des sélections initiales, sa persistance et l'intervention de sa meilleure amie Debbie (Betty Gilpin) lui permettent finalement d'intégrer la troupe et d'y occuper une place centrale.»

Ce que le pitch oublie de vous dire, c’est que la série se déroule dans les années 80. Laque Ellnett et body flashy sont donc de rigueur. Et que GLOW est l’acronyme de "Gorgeous Ladies Of Wrestling" (les sublimes filles du catch).

Elles se préparent pour la saison 2

On a aimé plusieurs choses dans cette série, dont on attend beaucoup de la saison 2 le 29 juin prochain. Déjà, le discours féministe. Les femmes présentées dans ce show sont libres de leurs décisions, bien qu’elles en aient bavé pour en arriver là où elles sont. Elles décident, à un moment de leur vie, de se prendre en main et de se libérer du carcan patriarcal. Ce n’est pas pour rien que leur choix est extrême, puisqu’elles décident de se lancer dans le catch féminin.

On s’attache à Ruth, l’héroïne paumée qui prend les pires décisions dans sa vie et qui décide de se reprendre en mains sans l’aide des hommes. On adore aussi sa nénemis, la blonde Debbie, la housewife un peu desperate, qui s’affiche comme l’Américaine parfaite, non dénuée de failles.

La galerie de filles, toutes plus différentes les unes que les autres, est complète. On adore la plantureuse rousse Britannica, Arthie, la «Beirut the Mad Bomber» qui fait face au racisme des spectateurs ou encore la superbe black Tamé, la «The Welfare Queen» (terme péjoratif aux USA signifiant une personne qui abuse des aides sociales).

Les USA contre la Russie !

Mais? Il y a un mais?

Ouais, quand même. On adore. C’est beau. C’est esthétiquement léché. On adore les costumes, le délire global des années 80, la bande-son (forcément !) mais on s’interroge. Alors qu’elles sont toutes là pour échapper au joug des hommes et gagner en liberté, elles optent pour un sport très… «voyant», exposant leurs corps de façon presque… pornographique. Après tout, le réalisateur raté (on parle du mec dans la série, hein) qui tourne ce show télévisé le dit lui-même au producteur: «C’est comme du porno qu’on peut mater avec ses enfants.»La barrière entre féminisme et «baissage de bras» n’est pas loin. On aurait pu attendre plus des showunneuses Liz Flahive et Carly Mensch (elles ont bossé sur Nurse Jackie) et de leur marraine de choix, la talentueuse Jenji Kohan (Weeds, Orange is the New Black).

Mais heureusement, on ne vous en dit pas plus, il se passe des choses à la fin de la saison 1 qui rehausse le tout et qui nous rassure quant au discours féministe de la série, notamment dans le rapport qu’ont les filles avec leur coach.

On l’attend avec impatience. Et d’ailleurs, voici la bande-annonce, gros hommage à Flashdance, qui va vous donner envie de danser !

COMMENTS

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Cécile Willow Landes #2447 - 16/06/18 17:26

Du coup, je ne suis pas sûre de m’intéresser à cette série, bien que je sois féministe. Pour moi, le monde souffre surtout d’une constante dévalorisation des valeurs dites « féminines » au profit des valeurs dites « masculines » qui sont souvent pour moi synonyme de prédation (la loi du plus fort, la loi de la jungle, imposer sa vision du monde par le biais de la violence ou de la manipulation). Le catch est pour moi un sport violent même si il y a beaucoup de rigolade et de théâtralité. Je ne dis pas que les femmes ne doivent pas faire de sports violents, puisque je pense qu’elles devraient pouvoir faire ce qu’elles ressentent tout comme les hommes, mais je doute que le catch féminin ait pu faire avancer la cause féminine, justement parce que le corps des femmes est trop sexualisé dans notre société, qu’il est considéré comme une proie et un objet de convoitise. Sur le même thème, j’aime mieux le film « Une équipe hors du commun » avec Madonna et Tom Hanks qui est mon film culte.

Mike62621 #2448 - 16/06/18 17:30

Excellent,ça donne envie de regarder la série.Mais pourquoi toujours Netflix ? Je sais que ce sont les plus populaires mais ils existent des séries magnifiques en dehors de Netflix.C'est la seule chose qui me dérange.